Elle était sûre d’avoir trouvé un tapis… mais il y avait quelqu’un à l’intérieur, qui gémissait et bougeait.

Il faisait chaud et ensoleillé, et Sima décida d’en profiter pour aérer ses « coussins » et sa « couverture ». Elle utilisa des sacs en papier remplis de sciure de bois comme coussins et une vieille tenture murale à motifs de cerfs comme couverture. Elle la tendit soigneusement sur une corde entre les arbres et plaça à proximité un banc en bois recouvert de simili cuir rouge, sur lequel elle étendit ses « coussins » faits maison.

Serafima était sans abri depuis plus d’un an. Son rêve était d’économiser de l’argent, de récupérer ses papiers perdus et de rentrer chez elle, dans l’une des républiques du sud, où l’attendaient les souvenirs de sa famille et une vie normale. En attendant, elle devait vivre dans une cabane de garde forestier abandonnée, vestige d’une forêt dense. À présent, la forêt avait laissé place à une immense décharge.

Au début, l’odeur était à peine perceptible, mais peu à peu, les tas d’ordures grossissaient non pas en jours, mais en heures. On y jetait tout : des débris de construction, des meubles cassés, de vieux vêtements, de la vaisselle. C’est ainsi que Sima découvrit une petite armoire, un pouf usé et même une caisse en bois remplie de vêtements que quelqu’un avait jetés, les jugeant inutiles.

Finalement, des camionnettes de supermarché sont arrivées, livrant des produits périmés. Après un tri minutieux, certains étaient encore parfaitement comestibles : des légumes, des fruits, et même des surgelés. Mais l’eau était rare. Elle devait aller la chercher dans une rivière polluée et la filtrer avec des chiffons et du charbon de bois récupérés dans les mêmes déchets.

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