### La demande
Six mois plus tard, l’hôtel organisait une soirée de remerciement pour le personnel.
Lumières. Musique. Fleurs.
Clara croyait venir pour faire un discours.
Mais en entrant dans la salle de réception, elle découvrit tout le personnel, une bougie à la main.
Et Ethan, au centre, en costume, tenant un petit écrin de velours.
Son souffle se coupa.
— Clara Bennett, dit Ethan d’une voix tremblante, le jour où je me suis déguisé en homme de ménage a été la meilleure erreur de toute ma vie.
Tout le monde rit.
— Tu as changé cet hôtel, continua-t-il.
— Et tu m’as changé, moi.
Il posa un genou à terre.
— Veux-tu m’épouser ?
Les larmes jaillirent.
— Oui, répondit-elle dans un sanglot.
— Oui. Mille fois oui.
Le personnel explosa de joie.
Quelqu’un fit éclater des canons à confettis.
Le pianiste se mit à jouer une chanson d’amour.
Ethan passa la bague au doigt de Clara, qui tremblait.
Et elle murmura :
— Je n’arrive pas à croire que l’homme que j’ai engueulé parce qu’il passait mal la serpillière est maintenant mon fiancé.
Il rit contre ses lèvres.
— Je me suis beaucoup amélioré en ménage.
Deux ans plus tard, le Grand Ellington Hotel fut classé :
**Hôtel le plus accueillant des États-Unis – n°1**
Les clients vantaient sa chaleur, sa bienveillance, son âme.
L’âme de Clara.
Ethan passait souvent devant son bureau — désormais couvert de photos, de fleurs et de petits post-it motivants — et l’observait diriger avec courage et douceur.
Ils se marièrent le printemps suivant, dans le jardin de l’hôtel.
Le personnel pleura encore plus que les mariés.
Et à chaque fois qu’un nouvel employé rejoignait l’équipe, Clara répétait :
— Les titres ne veulent rien dire. Ce qui compte, ce sont les cœurs.
Et Ethan ajoutait toujours :
— Et ne sous-estimez jamais le pouvoir d’un homme de ménage.
**FIN **