« Ma femme est à la maison en train de préparer du bortsch ! » – plaisanta l’homme avec sa maîtresse lors de la fête de bureau.

« Tu… qu’est-ce que tu fais ici ? » balbutia-t-il.

Mes mains tremblaient, mais ma voix resta ferme.

« Ne vous gênez pas pour moi. Vous riiez si bien, il y a une minute. »

Un murmure parcourut l’assemblée ; les collègues échangèrent des regards, certains détournèrent les yeux, d’autres vidèrent leur verre, feignant de ne rien voir. La jeune femme, si sûre d’elle quelques secondes auparavant, pâlit et tenta de retirer sa main de sa taille. Mais il resta figé, muet.

« Eh bien, Simon, » dit sa femme en s’avançant, sa robe chuchotant sur le sol, « ta vieille vache est là pour te rappeler que même les vaches ont des cornes. »

Un rire nerveux s’échappa de quelques invités avant de s’éteindre dans l’air lourd, chargé d’orage.

Elle ne cria pas, ne pleura pas. À la place, elle sortit son téléphone, tapa sur l’écran et le posa devant lui. Des photos, des messages — la preuve de ses trahisons.

« Je me demandais quand te montrer ça, » dit-elle en le fixant droit dans les yeux. « J’ai pensé t’offrir un cadeau : que tous tes amis et collègues voient quel héros tu es vraiment. »

Sa maîtresse se ratatina, disparaissant dans la foule. Simon devint livide, sans voix.

Sa femme se redressa, un léger sourire presque fier aux lèvres.

« Merci pour la fête. Maintenant, j’ai l’excuse parfaite pour quitter ce cirque. »
Elle se retourna et partit. Derrière elle, le silence était plus lourd que n’importe quelle musique. Pour la première fois depuis des années, elle sentit du soulagement — et de la force.

Dehors, l’air froid lui brûla les poumons. Ses pas la portèrent en avant, impatients de mettre de la distance entre elle et cette pièce étouffante.

Son téléphone vibra — Simon appelait. Elle fixa l’écran, refusa, puis coupa le son. Qu’il goûte au silence dans lequel elle avait vécu pendant des années.

Chez elle, elle s’assit près de la fenêtre, regardant les réverbères clignoter puis s’éteindre. Son rire, sa peur, son visage — tout tourbillonnait dans sa tête. Mais au lieu de la douleur, elle sentit une certitude : cette fin était inévitable.

Le lendemain matin, il se présenta à sa porte avec des fleurs, les yeux rouges, l’air défait.

« S’il te plaît, » murmura-t-il. « C’était une erreur, juste de la stupidité. Recommençons à zéro. »

Elle prit le bouquet, le posa sur le pas de la porte et dit :

« Simon, nous avons fini depuis longtemps. Tu ne t’en es rendu compte qu’aujourd’hui. »

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