Il n’y a pas eu de miracle. Pas de voix. Juste un calme étrange. Une certitude silencieuse : il devait rester. Pas pour lui. Pour eux.
À partir de là, il a cessé de se demander pourquoi vivre. La question est devenue : comment tenir droit.
Les années ont passé. Oksana est devenue sérieuse, trop mûre pour son âge. Les jumelles étaient opposées : l’une douce et réservée, l’autre vive, entière, avec le caractère d’Irina.
Parfois, un geste, un regard, un sourire lui transperçait la poitrine. La douleur revenait, mais elle ne détruisait plus. Elle rappelait que l’amour avait existé. Et qu’il comptait encore.
Le jour où la plus jeune a eu dix-huit ans, ils sont allés ensemble au cimetière. Les filles se tenaient la main.
— Maman, — a murmuré Oksana, — papa a tout fait pour nous.
Valéry s’est détourné. Les larmes coulaient, mais il ne les a pas essuyées. Il avait enfin compris : Irina n’était pas partie complètement. Elle vivait dans ces enfants. Dans cette maison. En lui.
Le vide n’a jamais totalement disparu. Mais autour de lui s’est construit quelque chose de plus fort : la responsabilité, la mémoire, une forme d’amour silencieuse qui n’attendait plus de réponse.
Un matin, en se réveillant, une pensée simple s’est imposée :
Je ne vis pas à ta place. Je vis grâce à toi.
Et pour la première fois depuis longtemps, cela a suffi pour continuer.
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