Le piège du contrat

Quelques jours plus tard, Paul et Marissa sont revenus, cette fois avec des biscuits, des voix douces et un dossier.
« Nous voulons simplement vous aider à coordonner vos soins », dit Paul en me faisant glisser les papiers. « Un simple accord de bien-être familial. Ça simplifie les choses, vous savez ? »
Cachées dans le jargon juridique se trouvaient de minuscules clauses lui accordant une procuration et un accès à mes finances.
Je n’ai pas réagi. Vivien, assise tranquillement avec une tasse de café, a sorti un brouillon presque identique que Grace avait trouvé par l’intermédiaire d’un détective privé. Même formulation, mêmes paragraphes. Seul le titre différait.
« C’est la version que vous avez envoyée par courriel à un assistant juridique la semaine dernière », a-t-elle dit à Paul. « Nous avons l’horodatage. »
La pièce se figea.
Mes voisins, venus « par hasard » prendre un café, se turent. Vivien posa son téléphone sur la table et éleva la voix juste assez pour que tout le monde l’entende.
« Voilà à quoi cela ressemble lorsque la famille tente de priver une personne âgée de ses droits sous couvert de bienveillance. »
Paul balbutia. Marissa serra la boîte à biscuits contre elle.
J’ai pris leur contrat et je l’ai déchiré en deux.
« Voilà ce qui arrive, dis-je, quand on confond le silence avec la faiblesse. »
Ils partirent, rouges de colère et furieux.
Vivien se pencha en arrière. « Ils vont porter l’affaire devant les tribunaux », dit-elle. « Nous serons prêts. »
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